Historique

Le village de Saint-Denis-sur-Loire est situé en bordure de Loire, rive nord, à 6 km de Blois dans le Loir-et-Cher entre les communes de La Chaussée-Saint-Victor et de Ménars.
Il fait partie du Val de Loire classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, en tant que paysage culturel vivant à préserver et à valoriser : identité paysagère, Loire, bâti spécifique.

Le village est composé de six hameaux, trois de chaque côté de la RD 2152 (ancienne Nationale 152): le Seigneur de Ménars qui «  a fait venir la grande route de poste de ce côté-ci de la rivière » les sépara : d’un côté Saint-Denis la Ligérienne avec les hameaux du Bourg, de Macé et des Mées, de l’autre Saint-Denis la Beauceronne avec les hameaux de Villeneuve, Villefollet et Villemanzy.
Le village s’étire sur le coteau verdoyant au long de la Loire puis s’échappe vers les champs aux cultures variées.
 

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La « Loire à vélo » qui s’étend aujourd’hui sur plus de 600 kms de chemins sécurisés et jalonnés le long de la Loire et de ses affluents passe par Saint-Denis-sur-Loire.
L’appellation gauloise du village est Voginantus, « fontaine sacrée » en langage celtique, puis, à partir du 12ème siècle Saint-Denys-les-Fontaines , Saint-Denis-lès-Blois et enfin Saint-Denis-sur-Loire.
Très prisées depuis l’époque gauloise jusqu’au Moyen-âge, les sources riches en fer sont devenues très célèbres au 16ème siècle : la famille Hurault, propriétaire du manoir féodal du Village invitent les hôtes de la Cour de Blois à venir prendre les eaux.
Sur les vestiges d’un bassin gallo-romain, Catherine de Médicis fit construire un bassin de captage qui fut achevé par Marie de Médicis : toutes deux venaient « prendre les eaux ». Au 18ème siècle, la fontaine médicinale tombe en désuétude et, faute d’entretien du bassin, les eaux s’altèrent par le mélange de terrain écroulé et d’eaux pluviales. En 1850, un plan de restauration est établi et les eaux sont reconnues d’intérêt public. 1853 sera la première saison de l’établissement thermal. Des chalets sont construits pour dispenser les soins aux curistes et les héberger.
 
L'établissement recevait deux catégories de patients : les uns venaient uniquement se soigner en utilisant l’eau en boisson, douches et bains, les autres curistes recevaient le traitement hydrothérapique. Pensionnaires et externes se côtoyaient au sein du complexe thermal. C’est seulement sur ordonnance que l’on était admis aux sources. L’eau était également distribuée aux établissements médicaux de Blois et vendue à Paris.
L’établissement est très fréquenté de 1853 à 1865 puis connaît des difficultés financières. Un projet grandiose envisage la renaissance de la station en 1928 mais sera abandonné car trop ambitieux et surtout trop onéreux.


Deux peintres ont vécu à Saint-Denis-sur-Loire :
  • Louis Muraton (1850-1901) était le fils d’Alphonse et Euphémie Muraton, peintres également, qui vécurent à Saint-Denis-sur-Loire en la maison dite « les Sources » rue  Muraton ;
  • Bernard Lorjou (1908-1986) peint des tableaux monumentaux souvent inspirés des événements tragiques de l'actualité. Autodidacte, il cultive seul son art, souvent qualifié d'expressionniste, où se manifeste un grand lyrisme né de sa sensibilité d'écorché vif, de sa capacité de rêver en partant des choses banales, de son don inné de coloriste et de son talent de dessinateur hors du commun. Créateur complet, il est aussi sculpteur, graveur et céramiste. L’école de Saint-Denis-sur-Loire porte aujourd’hui le nom de Lorjou.


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